(2 Samuel chp9 – 16 - 19 v 28)

Méphibocheth était fils de Jonathan, lui-même fils de Saül et meilleur ami de David. Ce petit enfant avait cinq ans, quand son père et son grand-père furent tués sur un champ de bataille, sa nourrice fuit avec lui et par une chute malencontreuse il fut estropié des deux pieds. Ils se réfugièrent au pays de Galad.

Lorsque David devint roi d’Israël, il fit chercher Méphibocheth pour lui faire du bien à cause de sa promesse faite à Jonathan. Méphibocheth s’humilia devant David, se considérant lui-même comme un « chien mort » (1 Samuel...) et dans 2 Samuel 19 v28 prononça ces mots : « Car tous ceux de la maison de mon père n’ont été que des gens dignes de mort devant le roi, mon seigneur ; et cependant tu as mis ton serviteur au nombre de ceux qui mangent à ta table. Quel droit puis-je encore avoir et qu’ai-je à demander au roi ? »

Méphibocheth était reconnaissant à David et aimait David (v...). Mais sa culpabilité était telle qu’à un certain moment, où il fut faussement accusé auprès du roi, il ne voulut même plus rien accepter de la main du roi. Pauvre Méphibocheth ! Il continua à vivre, dans l’ombre, mais cependant sous la protection de David.

Culpabilité accentuée encore par son infirmité qu’il regardait sans doute comme une punition du ciel, et surtout l’humiliation d’avoir eu des ancêtres qu’il jugeait indignes de la moindre considération. Pourtant Jonathan, son père, avait aidé et même sauvé David ; il était droit et juste et œuvrait pour le bien, même contre la volonté de son propre père. –

Il est vrai que Dieu a dit qu’il punirait le mal jusqu’à la 3ème et 4ème génération, mais aussi qu’il bénirait ceux qui l’aiment jusqu’à la millième génération (Exode 20 v5-6).

Voici pourquoi « Jésus-Christ est venu dans le monde, chercher et sauver cequi était perdu » (Luc 19 v10) et faire de chacun qui l’accepte et l’aime, une «  nouvelle créature » (2 Corint 5 v17)

Nous sommes en Christ une nouvelle créature, unique et exceptionnelle aux yeux de Dieu ; peu importe l’héritage génétique que nous portons, face à un Seigneur Tout-Puissant pour nous transformer par son Saint- Esprit et changer «  le mal en Bien » (Genèse 50 v20). Jésus est venu « nous racheter de la  malédiction de la loi ».(Gal 3 v13) et nous ne devons pas nous laisser accabler par les fautes et crimes de nos pères. Par contre, ne rien cacher, mais nous révéler, reconnaître ces choses, honnêtement, toutes proportions gardées, témoigner son regret, cela éclaire et améliore les situations. Et provoque un soulagement pour tous. – De nombreuses personnes (dont la fille de Staline) avaient eu des pères au passé peu glorieux, et ont ainsi retrouvé leur place au sein de la société.

Si quelqu’un est en Christ il est une nouvelle création. Les choses anciennes sont passées ; voici toutes choses sont devenues nouvelles. (2Cort 5 v17)