Le choc : « Je dois vous hospitaliser. » Verdict de mon médecin généraliste, après analyse de sang faite en urgence ainsi qu’une échographie. « Un jour !» ajoute-t-il pour adoucir l’émotion. Je ne me suis pas rendue compte tout de suite de la gravité de mon état, dont mon retard à consulter.

Il s’en est suivi 12 jours d’hospitalisation en urgence, avec série d’examens : IRM, scanner, échographie interne, radios, prises de sang fréquentes, en tout quatre interventions sous anesthésie générale.

Douze jours d’incertitudes, d’espoirs et de déceptions, car mon cas était compliqué et les interventions difficiles.

Je fis un cauchemar une nuit (sous l’effet encore de l’anesthésie sans doute), mais le message était très fort : « Un soir, lors d’une forte tempête j’entrais chez moi, quand je ressenti les signes d’une présence dans la maison. Je cherchais et m’apprêtais à monter à l’étage quand j’eu un sursaut en voyant un homme roux au regard froid brandissant vers moi une arme blanche. – Au comble de la colère je lui criais : « Hé bien ! Viens la mort – Viens ! » Puis tout s’estompa dans une brume paisible. Regardant autour de moi, sidérée, je prononçai ces mots : « Et elle n’est pas venue ! ! ! »

Je m’attachais à la Parole de Dieu, à la prière..... Mais, je crois aussi à celles de ceux qui m’entouraient de leur affection. -Merci à eux ! Et j’eu la grâce de demeurer sereine et même joyeuse.

Cependant, arriva un soir un terrible coup de de blues ! Face aux risques incontournables : « Je suis fichue, je ne m’en sortirai plus, je ne rentrerai sans doute plus à la maison...! » Je me voyais courir dans les rues de la ville, seule, sans manteau, sans repères, me jetant enfin par-dessus un pont. ....J’avais oublié Dieu !

Je me réveillais : çà Non !Car il y a Dieu ! Le Dieu Tout Puissant, qui, Seul, a le pouvoir sur la vie et la mort. Alors ma prière : « Seigneur Jésus, laisse-moi pleurer sur tes genoux » -Puis IL me saisit comme une toute petite fille et me serra contre Lui. – Il ne m’avait pas abandonnée.

Face à la dernière intervention et encouragée par les miens, je repris le combat pour la Vie, la vraie, courte ou longue, mais pour celle qui consiste à voir plutôt la liberté de servir le Christ dans l’amour, la joie, la paix. – L’intervention réussit. -Je suis sortie de l’hôpital, non pas entièrement guérie ( il nous faut tous mourir un jour) mais marchant en avant dans la Joie de Noël .Car il nous a été donné un Sauveur, né comme nous, souffrant comme nous, mortel comme nous et Ressuscité,... pas comme nous. Lui, qui nous a promis de ne jamais nous abandonner : « Je suis avec vous jusqu’à la fin dumonde » (évg de Matthieu 28 v20) et qui peut, Lui, apaiser les tempêtes  dans nos vies (Matt 8 v24).

Jésus sur la croix s’écria : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » (Matt. 27 v46)

Le Fils de Dieu a dû éprouver dans sa propre chair toutes nos souffrances y compris le sentiment de l’abandon de Dieu, l’ultime solitude ! ! - Il a vécu l’abandon de Dieu afin que toi, tu sache, que Dieu, Lui, ne t’abandonne jamais.

« Dieu n’abandonne pas ses fidèles »(Ps 37 v28) pour tous, un Noël Béni et Heureux